Société de consommation / Se simplifier la vie

Trop c’est trop ! La société du « toujours plus » nous a compliqué la vie sous prétexte de nous la simplifier. Au lieu de nous faciliter l’existence, elle nous l’a encombrée de contraintes et de gadgets , nous faisant croire que nous avions besoin de tant de choses, pour vivre bien et être heureux.

On se retrouve avec des intérieurs encombrés, à étouffer sous des choses inutiles, nous laissant à penser que nous manquons toujours d’espace, de placards ou de dressings. Multipliant nos temps de ménage ou de shopping. Honnêtement dans un tel schéma de vie, nous sommes soit à ranger nos intérieurs, soit à faire des achats autres que ce qui est nécessaire comme l’alimentation par exemple.

Le marketing est si bien fait qu’on te persuade toujours que cette chose là ou bien celle-ci est indispensable à ta vie. Pour que ta vie soit plus belle, plus facile et plus heureuse. Mais est-ce vraiment le cas? Est-ce que consommer ainsi sans réflexion est vraiment la réponse à tout? Doit-on sans cesse être victime des sollicitations commerciales?

Quels sont les résultats d’une telle façon de faire?

  • Des dépenses sans cesse croissantes, qui parfois entament sérieusement le budget familial. Mais là aussi des solutions sont faites pour que tu ne renonces pas à ces achats ; paiements fractionnés sans frais, paiements différés, crédits à la consommation. Le pouvoir d’achat est en baisse, c’est certain, mais notre façon de consommer inconsidérément accentue le phénomène.
  • Croire que chaque problème rencontré peut être solutionné par un achat. Alors que parfois à bien y réfléchir il y a d’autres solutions. Être plein de ressources, en cherchant bien, chez soi il y a peut être quelque chose qui pourrait aussi bien faire l’affaire. Se faire prêter des choses par un voisin, un ami ou de la famille. Faire réparer un objet en panne.
  • Toutes ces affaires qu’on achète , sont très vite zappées, démodées ou obsolètes, alors on s’en débarrasse. Même s’il y a ceux qui stockent et entassent. Dans l’ensemble on jette. Ces choses deviennent vite des déchets.
  • Acheter constamment c’est générer beaucoup de pollutions sur tout le cycle de vie d’un objet; de l’extraction des matières premières, à la fabrication, au transport, l’emballage, pendant son utilisation parfois aussi s’il nécessite des consommables, jusqu’à sa fin de vie ou d’utilisation où les matières qui le constituent ne sont pas toutes recyclables et finissent en décharge ou en incinérateur, générant là encore des pollutions.
  • L’empreinte carbone de chaque chose est calculée en fonction de ces pollutions générées et des ressources épuisées.
  • Car chaque nouvel objet fabriqué nécessite des ressources naturelles et de l’énergie, ce qui épuise un peu plus les ressources de la planète pour beaucoup de futilités, comme un dixième jeans, un autre gadget culinaire, un nouveau téléphone chaque année, que sais-je encore.
  • Psychologiquement croire que consommer, acheter, avoir de la nouveauté, ou posséder tout simplement peut faire du bien. C’est un leurre. Vouloir plus d’argent, travailler plus, pour acheter plus de choses, et finalement se rendre compte un jour que ce temps passer à gagner de l’argent et à le dépenser (passer des journées entières dans des centres commerciaux à la périphérie des villes) , vous manque cruellement. Du temps pour profiter des gens qu’on aime, faire des activités qui nous font plaisir, prendre soin de soi et des autres.
  • Notre esprit est encombré de toutes ces choses qui envahissent nos vies. Même le numérique devient encombrant. Trop de mails, trop de notifications, trop de réseaux, trop de contacts, trop de sollicitations. Les médias et internet nous assomment de publicités et de recommandations.

Quels sont nos réels besoins? Qu’est-ce qui nous est vraiment essentiel? Bien entendu il y a des variantes selon les personnes, c’est évident, mais se poser sincèrement la question, ou ébaucher une réflexion sur ce que nous consommons et pourquoi nous le consommons c’est vraiment essentiel.

Beaucoup de personnes engagent cette analyse personnelle aujourd’hui. Chacun peut y arriver pour des raisons différentes. Le manque de moyens, le manque de temps, une conscience écologique, ou un cheminement de développement personnel, un traumatisme ou un événement fort dans une vie comme un décès ou une naissance. Tout ce qui peut faire un déclic, et se poser la question « qu’est-ce qui est vraiment essentiel pour moi? « 

Pourquoi ca fait du bien s’alléger?

    Simplifier sa vie, c’est aussi clarifier son esprit. Car avoir trop de possessions c’est s’encombrer l’esprit de tracas à leur sujet. Moins tu as de choses, moins tu as de choses à t’occuper ça parait simple vu comme ça.
    Moins tu possèdes , plus tu as de temps. Moins d’affaires à entretenir, à chercher, à ranger. Moins de temps perdu à faire du shopping en boutique, ou en ligne. Moins de temps à entretenir un logement qui n’est pas encombré. Le temps c’est une richesse, un capital qu’il est dommage de gaspiller à s’occuper des choses plutôt que de soi ou des personnes qu’on aime non?
    Avoir moins de choses c’est laisser de la place pour autre chose justement. Qu’aimerais-tu faire si tu avais plus de temps et plus d’argent? Des cours de musique ou de danse? Des randonnées entre amis? Des sorties spectacles en famille? Ces possibilités sont infinies selon les personnes.
    Retrouver une simplicité de vie , c’est faire un retour à soi, à nos propres aspirations, et en allant plus loin à une certaine forme de liberté. En étant plus conscient du monde dans lequel nous vivons, c’est aussi reprendre les rennes de sa vie, choisir et moins subir. On devient responsable.

Simplifier sa vie est-ce dans l’air du temps ?

Il semblerait que depuis plusieurs années, différentes idéologies aillent en ce sens. Comme nous sommes dans un monde où il est de bon ton de coller des étiquettes et de ranger les choses dans des cases ; on entend de plus en plus parler de minimalisme, de décroissance, de simplicité volontaire, et de déconsommation également. Peut-être qu’une partie d’entre nous ressent fortement ce besoin de retour à l’essentiel ? Peut-être par précarité ou nécessité financière ? Par conviction écologique ? Peut importe les raisons qui nous poussent sur ce chemin, en prendre conscience et avancer en ce sens est louable pour tout un chacun. Je suis intimement persuadée que nous avons beaucoup à y gagner.

Personnellement, où en suis-je aujourd’hui dans cette démarche?

Je ne sais pas si je suis minimaliste, décroissante ou en voie de simplicité volontaire. Ce que je sais c’est que je change peu à peu ma façon de consommer, et finalement toute ma façon de vivre.

  • j’ai pas mal désemcombré mon lieu de vie, et c’est encore peu à mes yeux, je ne sais pas être trop radicale pour le moment. Mais je réduis de plus en plus mes possessions.
  • je donne et/ou revends ce qui ne m’est plus utile ou important.
  • j’arrete de stocker des choses « au cas où » , « on ne sais jamais » et « ça peut servir ».
  • A chaque achat qui s’impose je me pose toujours la question de savoir si vraiment j’en ai la necessité ou si je ne peux pas faire autrement.
  • Quand j’ai besoin de quelque chose, je cherche d’abord des solutions alternatives ( prets, achat d’occasion, voir meme location) avant d’acheter.
  • Quand j’ai envie de quelque chose (oui on est humain) je diffère toujours l’achat, je prends mon temps. En faisant ainsi je ne cède pas aux achats d’impulsion, et les choses désirées ne résistent pas toujours au temps qui passent, bien souvent l’envie s’estompe. Au final il ne reste que ce que je désire vraiment et qui me sera réellement utile.
  • Je me lance dans des challenges et des défis anti-consommation ; « défi rien de neuf » depuis deux ans. « Désencombrement ». « Un objet qui rentre = un objet qui sort » . C’est assez ludique et motivant.
  • Quand un achat est vraiment nécessaire, je me pose toujours la question des matières premières utilisées, de la pollution générée, la provenance et l’éthique du produit, et son cycle de vie. Cet objet sera-t-il durable, recyclable, compostable,  revendable…? Rien que de réfléchir à tout ça permet parfois de trouver d’autres solutions.
  • J’ai cette même démarche lorsqu’il s’agit de faire des cadeaux, et je privilégie de plus en plus des cadeaux-consommables (alimentaires ; thé, chocolat et douceurs en tous genres ) , des cadeaux-expériences ( sorties, activités ), des cadeaux faits-maison… Ma seule concession se sont les livres.

Au fil du temps j’ai appris à me recentrer sur ce qui est vraiment important à mes yeux, et me détacher de la consommation vue comme une activité. Arriver à mieux se connaître soi-même en ayant plus conscience de qui nous sommes et de quoi nous avons réellement besoin. Nos essentiels pour vivre et être heureux. L’impression qu’en ayant moins je suis plus libre et plus sereine, et moins dupe des industriels, qui au final ne veulent pas mon bonheur mais mon argent ! Moins consommer, ou consommer autrement c’est comme reprendre le contrôle de sa vie, et c’est fou comme ca peut faire du bien!

Quelques exemples d’auteurs et de livres pour ceux que la démarche intéressent :

  • Pierre Rhabi ( simplicité volontaire et humanisme )
  • Dominique Loreau ( retour à l’essentiel )
  • Marie Kondo ( désencombrement et rangement )
  • Cyril Dion  » Petit manuel de résistance contemporaine « 
  • Marie Lefèvre et Herveline Verbeken « j’arrête de surconsommer « 

Un certain nombre de reportages et films documentaires sont très intéressants sur le sujet, la plupart disponibles sur des plateformes comme YouTube ou Daily Motion. Mais s’il n’y en avait qu’un à voir ce serait  » Minimalism  » , en VOD ou sur Netflix.

Bon chemin à tous vers une autre façon de consommer.

 

 

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